"Objeux" et "Subjeux" ont conclu un pacte, dans ces pages, histoire de rire et sourire de leur fortuite rencontre.
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"Objeux" et "Subjeux" ont conclu un pacte, dans ces pages, histoire de rire et sourire de leur fortuite rencontre.
Les cavaliers entre la Camargue et la Maremma ont recours aux ailes découpées des Pegasse-en-dentelle trouvées sur leur route. Une étonnante convulsion après un bon bouillon de légumes suivi d'une tarte à la crême vraiment épique. Et ceci, en prélude aux jeux des subjeux et des objeux - avec des tranches énigmatiques d'étrusques surgis de leur Etrurie.
Est-il possible de reprendre au 21ème siècle tout cet héritage du passé étrusque, comme de celui des autres civilisations anciennes? Personnellement je le pense, à condition d'adopter une tout autre manière de les concevoir ces formes, dans une logique contemporaine, et non pas en refaisant de l'ancien tel quel, bien entendu.
Sur un petit carnet beige j'ai croqué hier - toute la journée - ces hautes et longilignes figures, dans un face-à-face parfois un peu forcé, mais singulier et pasionnant, entre des statuettes étrusques et des dessins, peintures et sculptures du grand Giacometti - ça s'est passé à la Pinacothèque de Paris, place de la Madeleine.
Sentiers de traverse qui figurent un parcours et des rencontres inespérées. Et puis, ce lacis formé par des trajectoires capricieuses, furieuses, clandestines, oblitérées par la patine du temps. Et ces visages tristes, enfouis dans de grotesques ivresses, accrochés au carrefour des mémoires qui bifurquent dans une au-deça d'eux-mêmes, migrant vers
d'autres mondes vibratoires...
Qu'est-ce qui se brise dans notre conscience quand nous n'atteignons jamais la profondeur de notre être, quand nos différents masques, s'accrochent au superficiel, et nous tirent vers l'apparence de nous mêmes, laissant à notre intérieur le Grand Vide Existentiel?
Formes reprises et réadaptées à un nouveau contexte. Conjonction de trois genres différents: dessin "réaliste", dessins stylisés figuratifs et graphismes abstraits. Les couleurs du fond, peuvent varier, selon l'exemplaire choisi.
"Dividus" en pleine forme ... ou emplis à moitié! issus de la dérive d'un monde qui divise pour mieux régner. Dérive qui sert à stigmatiser celles et ceux qui n'entrent pas dans le cadre, qui refusent d'être modélés.
Quand on juge sans relâche, on croit se mettre à la place d'autrui... mais, qu'en est-il en vérité?
Photo Joëlle Ahrens
Il était une fois... à moins que cela ne fusse plutôt la troisième fois, que la pomme descendit de l'arbre pour prendre la forme de son admirateur. Mais elle était d'un VERT si criard, que lorsque ledit admirateur voulut lui mordre goûlument le sommet, la pomme si verte et si criarde s'en exclama: " En arrière!" - effrayée par le visage énorme qui se collait à ses chairs et qu'essayait de la dévorer afin de changer d'aspec. Puis, voyant le résultat de la mutation : " t'as vu ta tête mon gars, tu es trop vert pour pouvoir mûrir un jour!"
Ce dessin d'août dernier aurait pu être réalisé en Amazonie brésilienne ou colombienne. Cette plante aux dimensions gigantesques, atteint 2m50 ou 3 mètres de hauteur, et elle est en effet, d'origine sud-américiane. Fasciné par sa taille et la beauté de ses formes agrestes, cisélées par un inventif démiurge, elle se trouve bien placée, dans les magnifiques jardins du Parc Floral de Vincennes. Des perles rares à dénicher pour les fervents de la nature, dans ce havre végétal, loin des nuisances qui sévissent ailleurs.
- 42cm X 29,7 cm -
Dessin et collage sur un grand cahier d'écriture: dans le but d'associer ces deux domaines artistiques.
L'écriture affirmée ici, sur cette page d'un très grand cahier, comme des déambulations de l'être profond, divisé par ses peurs, par ses doutes et hésitations, par la superposition, juxtaposition et décalages des images, qui aiment s'accrocher à nos hantises.
"Muy desafinado": ça aurait pu être le titre d'une chanson reprenant -presque- celui de Tom Jobim "Desafinado" qui le rendit jadis célèbre... sauf qu'ici, il ne s'agit pas de musique chantée en langue portugaise mais en espagnol, improvisée à la hâte, interprétée d'une manière plate, sans âme, qui s'accorde très mal entre instruments semblables, voulant passer pour une tentative originale alors que cela sonne faux, lorsque celles-ci, se bornant à imiter le brésilien du dehors, sans avoir capté l'esprit qui le guidait, sont en désaccord avec l'essentiel. Cela ressemble à de la nourriture mal rechauffée, ça n'a plus du tout de goût!
Le dessin du carnet que l'on aperçoit ci-dessus, fait également allusion, aux grands désacords qui caractérisent les décisions néfastes, de ceux et de celles qui commandent ce monde: financiers obtus et malhônnetes, dirigeants corrompus,
milieux qui ignorent totalement les affamés du Tiers Monde, monde très cruel que Jobim connut dans son enfance pauvre.
Ecoute musicale d'une écriture qui vient scinder les notes brèves ou longues
jusqu'à leur emprunter leurs sonorités syncopées, leurs envolées lyriques aux tracés fulgurants, et aux mouvements
leurs sons stridents lancés follement dans l''espace musical où les cuivres ont la parole radieuse.
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